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BOOK SERIES NO. 75 (Year 2010)
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Citukuko ndi Demokalase M'mudzi wa Chikunkhu
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OCCASIONAL PAPER NO. 62 (Year..
Nyim Dze Msee Dze. Culture Affirmation and Transvaluation of Values.
George Panyin Hagan
BOOK SERIES NO. 73 (Year 2010)
Writing Identity in the Age of Post-Colonialism: Figurations of Home and Homelessness in African Poetry.
Bridget Edman
TINABANTU. Journal of African..
Volume 4. Number 1. Feb. 2010.
CALL FOR PAPERS
Back to Africa: African-American and West Indian Returnees and their Communities (18th – 21st Century)
15th – 16th November 2010; Johannesburg

News


Langue et Education: Quelle Langue utiliser en classe
‘LANGUE ET EDUCATION : QUELLE LANGUE UTILISER EN CLASSE, A MADAGASCAR AU 21ème SIECLE ?’
 
 
Antananarivo, 22-23 juin 2009
 
 
APPEL A CONTRIBUTIONS
 
 
 
 
I – CONTEXTE ET JUSTIFICATION
 
Depuis l’introduction par les missionnaires de la London Missionary Society d’un système d’éducation formelle à Madagascar, à partir des années 1820, en passant par l’époque coloniale et jusqu’à aujourd’hui, la question du choix de la langue d’enseignement constitue un enjeu politique de taille.
Tout en se conformant, dans les grandes lignes, aux tendances mondiales du moment, les choix de langue d’enseignement ont été aussi en grande partie dictés par les intérêts dominants dans un contexte politique donné.
Pour ne prendre que deux exemples : dès 1897, c’est-à-dire l’année suivant la conquête coloniale, l’administration publiait un arrêté rendant obligatoire dans toutes les écoles, sous peine de fermeture, l’utilisation du français comme langue d’enseignement. La mesure eut des conséquences multiples, dont la réduction drastique de l’accès à l’éducation, mais l’objectif principal était d’ordre politique – marquer la fin de l’influence britannique.
Deuxième exemple : en 1991, immédiatement après la mise à l’écart du président Didier Ratsiraka, dont la Charte de la Révolution Socialiste avait préconisé la malgachisation de l’éducation, le régime de transition qui devait préparer l’avènement de la IIIe République imposa le retour au français comme langue d’enseignement.
Dans ces deux cas d’institution du français comme langue d’enseignement, que sépare près d’un siècle, la décision était clairement de nature politique : il s’agissait pour un régime nouvellement arrivé au pouvoir de se démarquer par rapport au régime précédent, en adoptant à la hâte une « politique » dont la mise en œuvre restait parfois au niveau symbolique, faute de moyens matériels et surtout humains.
Les changements de politique en matière de langue d’enseignement – on en compte au moins quatre – correspondent dans l’histoire de Madagascar à un changement de régime politique plus ou moins brutal, d’où leur caractère souvent improvisé : n’étant basés sur aucune évaluation objective, ils imposent aux techniciens de renier en bloc la politique du régime précédent, de s’adapter au pied levé à la nouvelle politique, et d’adapter les moyens disponibles aux nouveaux impératifs.
C’est dans ce contexte de nouveau changement annoncé dans le choix de la langue d’enseignement que le CASAS (Centre d’Etudes Avancées de la Société en Afrique) se propose de rassembler les parties intéressées dans un atelier de réflexion et de partage d’expériences.
 
 
II. AXES D’ETUDE ENVISAGES
 
Les axes d’étude suivants sont envisagés. Ils ne sont pas exhaustifs, non plus bien sûr que les sous-thèmes proposés à l’intérieur de chaque axe :
 
  1. Le malgache, langue d’enseignement des disciplines
·        Le malgache officiel ou un dialecte maternel pour l'enseignement des sciences ?
·        L’utilisation du malgache dans l'éducation civique
 
  1. Le malgache, langue d’enseignement par niveau
·        Quelle langue pour les activités d’alphabétisation : malgache officiel ou dialecte maternel ?
·        Quand introduire le français (ou l'anglais) comme langue d'enseignement des matières scientifiques
 
  1. Le malgache, langue d’enseignement en contexte régional
 
  1. Le bilinguisme dans l’éducation
·        Comment utiliser la langue maternelle pour enseigner le français / l'anglais ?
·        Les manuels en langue étrangère, en malgache ou en langue maternelle ?
 
  1. Politiques linguistiques
·        Les choix de langue d'enseignement dans l'enseignement public et dans l'enseignement privé
·        La formation des maîtres : dans quelle langue, pour quelles matières ?
 
 
III. MODALITES DE PARTICIPATION
 
Si vous souhaitez participer à cet atelier, vous êtes invité-e à transmettre votre proposition de communication (titre et résumé d’une dizaine de lignes) au comité d’organisation, au plus tard le 31 mai 2009, aux adresses suivantes :
 
Le comité d’organisation informera de sa décision au plus tard le 5 juin 2009.
Le texte complet de la communication (5 000 mots), rédigé de préférence en français, devra être communiqué aux organisateurs avant le 15 juin 2009, délai de rigueur.
Les communications orales, qui se feront en français ou en malgache, ne devront pas excéder 15 minutes et seront suivies de débats.
Les communications (une quinzaine environ) présentées lors de ces journées, feront l’objet d’une publication par le CASAS.
 
Principale organisatrice à Antananarivo :
Mireille Rabenoro, Maître de Conférences
E. N. S., Université d’Antananarivo       - Tel.: 033 11 625 03   / 032 42 328 01
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